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Zéphyr Ꮺ Gamma.
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Lumos. { ƒt. Gëlla. }

le Mer 3 Jan - 14:08

Au cœur de la forêt, on pouvait y voir une vieille pierre mousseuse. D’après son père, cette pierre est le vestige des erreurs du passé, supposée nous rappeler ce que nous ne devons pas faire. D’après son père, c’est aussi un ramassis de connerie sans nom qui n’est là que pour apaiser les faibles consciences. De ça, Murphy n’en avait qu’à faire. Il aimait cet endroit, parce qu’il était isolé de tout ; rare étaient les personnes à venir s’aventurer jusqu’ici ; comme quoi, son père avait finalement raison, les habitants d’Apéliote avaient peur de ce caillou. « Gëlla ? », appela-t-il s’approchant de la pierre supposément sacrée. Gëlla. C’était le nom qu’il avait donné à une petite chatte sauvage qu’il avait trouvé un jour, lors de ses escapades.  Il n’avait pas fallu longtemps pour qu’ils s’apprécient et passent de nombreuses heures ici. La voilà justement qui sortit la tête d’un buisson, à l’affût du bruit ; puis voyant son ami humain, sortit toute confiante pour s’approcher de lui. Lentement, Murphy s’accroupi pour la caresser, lui poser tout plein de questions, dont Gëlla ne répondait que par des miaulements – logique, c’est un chat – mais c’était suffisant pour faire sourire Murphy. S’approchant de la pierre, Murphy l’effleura de deux doigts. Sous ses doigts, le contact de la pierre. Dure, et froide. Le brun en eut un frisson, avant de finalement prendre appui pour grimper sur cette pierre, et de s’y asseoir en tailleur. La petite chatte rousse grimpa derrière lui, pour venir se loger contre du jeune garçon. Le temps virait à la tempête, sans aucun doute une violente tempête ; plus que la précédente, mais moins que celle qui la suivrait. Murphy soupira, d’un soupire qui se perdit dans les hurlements du vent. On aurait dit que les Dieux livraient bataille, à celui qui grognerait le plus fort… Mais ça, Murphy aimait. Il écoutait leur rage, leur bataille, sentait le vent et la pluie glacée venir se coller contre sa peau, pendant que Gëlla, trempée elle aussi, se blottissait contre lui, parfois retournant se cacher lorsque l’orage devenait trop fort. Pourtant aujourd’hui, il n’y avait que du vent. Puissant, comme celui des tempêtes, mais pas un nuage. Le ciel était recouvert d’un bleu pur, sans tâche. Rien ne donnait signification à ce vent. Absolument rien… Pourtant… Personne ne le vit venir, l’éclair, silencieux, vient couper le ciel en deux. La foudre s’abattant sur le sol, à deux mètres de Murphy. Le tout dans un silence d’or. Il ne laissa qu’une trace au sol. Trace noire, invisible pour ceux qui n’étaient pas aux premières loges. Et c’est ainsi que la nouvelle histoire commença. Qu’en se retournant, Murphy ne croisa pas le doux pelage de Gëlla, mais celui d’une peau humaine. Fragile. Terrifiée. Et il hurla. Sursauta. Il avait vu la mort. Dans une personne vivante. « Qui es-tu ? », la voix chevrotante, il avait posé cette question. La fille en face de lui. Brune, de son âge apparemment, la peau plus pâle que la neige… C’était la même que dans sa vision, en version plus jeune. Il reprenait doucement ses esprits. « Comment… Comment t’es arrivée ici ? ». Puis il se rendit compte du détail que n’importe qui d’autre aurait remarqué avant lui. La nudité de cette fille. Bon sang. Dans quel rêve était-il tombé ?
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Zéphyr Ꮺ Gamma.
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Re: Lumos. { ƒt. Gëlla. }

le Dim 21 Jan - 16:42
Ce jour, il n’était pas comme les autres. J’avais beau avoir encore beaucoup à découvrir, je m’étais levée en sentant comme une tension dans l’air. Et je n’étais d’ailleurs pas la seule à l’avoir sentie ! Toute la famille avait trouvé cela étrange, mais on avait bien vite oublié ça pour retourner vaquer à nos occupations habituelles. Une dizaine d’entre nous étaient partit chasser ; les temps se faisaient de plus en plus dur, on avait beau avoir une petite réserve, on était tout de même assez nombreux. Un jour, quand je serais plus grande, moi aussi j’irai avec les chasseurs ! Ils m’ont toujours fait rêvé, ces grands adulés comme des héros, partant parfois au petit matin, pour ne revenir que tard dans la nuit, dans le seul but de préserver le clan de la famine ; qui ne rêverai pas d’être comme eux ? Mais comme tous les jeunes de mon âge, j’aurai l’occasion de faire ceci dans quelques années ; ma tâche actuelle était de surveiller les petits ; ceux qui sont assez grand pour être séparer de leur maman, mais pas assez pour se promener tout seul. Avec mes amis, on prenait toujours cette tâche comme une lourde responsabilité, c’est eux qui plus tard, formeront l’avenir du clan ! Mais bon, on doit aussi aller chercher des plantes et feuilles, que ce soit en tant que simple remède, ou pour isoler nos petites demeures. Parce que oui, la vie d’un chat sauvage, c’est tout sauf rester à dorer au soleil, déjà parce qu’en hiver, le soleil, il n’y en a pas ! Après, si on n’est pas chasseur, c’est vrai qu’on a tout de même pas mal de temps libre, et vu le grand clan qu’on forme, on peut facilement faire tourner les temps de pause, de telle façon, qu’il y a toujours au moins deux chats affectés à chaque tâche. J’aime mon clan, j’aime ma vie ; et je pense que pour rien au monde je ne déciderai de la changer. Mais pour l’heure, voilà ma pause ! Je sais pertinemment ou me rendre ; l’endroit est toujours le même depuis des mois : un grand caillou mousseux, dans un espace où les arbres sont absents. En été, cette pierre est géniale car elle est chaude, et on peut tranquillement venir y faire une sieste sans trop y être dérangé ! Cependant, depuis quelques lunes maintenant, il m’arrive très souvent de croiser un bipède… Ces créatures sont très étranges, elles sont les seules à ne marcher que sur deux pattes, communique dans un langage que personne n’est jamais arrivé à comprendre, et possède certains pouvoirs assez redoutables, presque magique : celui de parvenir à tuer n’importe qui à distance ! Je ne compte plus le nombre de récit racontant qu’un cerf, un canard ou encore un chevreuil, sont mort après qu’un bâton ait craché une sorte de métal. Alors oui, en croiser un, c’est assez impressionnant ! Mais, étrangement, ils ne sont pas que des meurtriers ; ils ont aussi une certaine empathie envers nous, les habitants de la forêt – bien sûr, pas tous, mais certains oui – par exemple, il leur ait déjà arrivé de nous laisser des restes de nourriture, de nous soigner quand on se blessait… Bref, ils ne sont pas que des dangers extrêmes…
Du coup, aujourd’hui, lorsque j’arrive à ma grande pierre, le bipède était déjà là, et il semblait m’attendre. Souvent il me parle, je crois même qu’il m’a donné un nom ; signe d’affection à mon égard. Bon, je ne sais pas vraiment ce que ça signifie, mais en tout cas, moi, je l’aime bien. Je lui ai moi aussi trouvé le nom affectueux de Terre Pluie ; parce qu’il a les cheveux de la même couleur que la terre quand il pleut ! Comme à mon habitude, alors, je viens me placer sur la pierre à côté de lui ; je l’écoute parler, bien que je ne comprenne rien ; mais j’aime bien ça, c’est agréable. Comme une sorte de chant. Et puis, avec lui, je me sens en sécurité, comme si j’étais chez moi.

Nous étions tranquillement sur la pierre, quand soudain, le vent se leva. Mais fortement, comme rarement ! J’ai eu un coup de frayeur pour mon clan ! Peut-être que tout était en train de s’envoler, qu’on allait devoir tout reconstruire, et passer cette nuit sans avoir un toit ! Il fallait que j’aille voir, ils avaient peut-être besoin de moi, et je leur serais utile. Mais au moment même où je m’apprêtais à repartir, une décharge électrique atterrit sur le sol, avec un tel impact qu’il me paralysa sur place. Pourtant, j’étais tout de même assez loin de l’impact… J’avais peur, j’étais pétrifiée. J’avais comme l’impression que je m’étais changée. Je sentais le contact de Terre Pluie sur moi, mais… Il était différent. J’avais peur d’ouvrir les yeux. Jusqu’au cri. Cri qui me fit bondir avant d’avoir pu ouvrir les yeux… Enfin, bondir… J’aurai aimé bondir… Mes pattes arrière ne touchaient pas le sol ! Je déplaçai mon regard vers ces dernières. Mais… J’étais changée ! Je n’étais plus un chat ! Je n’avais plus mon corps ! Je ne savais pas qui j’étais, ce que je faisais. La seule chose que je savais, c’est que j’avais pris l’apparence d’un bipède. Comment ? Pourquoi ? Prise de panique, je tâtai du bout de mes pattes avant mon oreille, mes yeux, mes pattes, mon ventre, mais je n’arrivais pas à toucher mon dos. Je voulu me lécher, difficile de le faire par endroit. J’étais perdue ; que c’était-il passé ? Je voulais retrouver mon ancienne apparence ! Il me fallait trouver de l’aide, fuir, ou je ne sais pas, mais je ne pouvais rester ainsi ! Et de ma gueule, rien ne sortait, pas un miaulement, pas un grognement, rien. Alors, je sautai de la pierre, comme pour repartir, mais… Aïe ! Pourquoi un saut si habituel m’avait fait mal ? Perdue, j’étais condamnée à être dans ce corps. Pourquoi ? Couchée au sol, du sang coulait le long d’une de mes pattes arrière. Finalement, je levai le regard vers Terre Pluie. J’étais comme lui maintenant, il était le seul à pouvoir m’aider… Je suppose. J’espère…
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Zéphyr Ꮺ Gamma.
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Re: Lumos. { ƒt. Gëlla. }

le Mer 21 Mar - 18:34
Terrifié. C’était l’exacte définition du regard que lui lançait la jeune fille. Perdue, désemparée, paniquée. Elle donnait clairement l’impression de… D’être folle ! Elle se touchait de partout, se léchait les bras, les mains, les jambes… Le pire restait quand elle tentait de se lever, elle n’y arrivait pas. Comme un enfant. Et semblait avoir royalement ignorée les questions de Murphy. Celui-ci recula d’ailleurs d’un pas, comme si cette femme, cette créature, était un monstre. Une entité mauvaise. Il l’avait tout de même vue morte quelques secondes auparavant ! Mais bon sang qu’était-il en train de se passer ? Murphy resta hésitant un très long moment. L’étrange jeune femme était couchée au sol, l’air visiblement blessée, du sang coulait à quelques endroits de sa jambe. « Tu… Sais parler ? », Lui demanda –t-il en s’approchant d’elle, et s’accroupissant pour regarder ses blessures. Si ça se trouve, elle venait d’une tribu d’autochtones… On en parlait souvent dans les livres d’Histoire, comme quoi derrière la Montagne de Mèse se trouverait une tribu sauvage… Mais la Montagne de Mèse est impossible à franchir à cause du ravin, il faut obligatoirement un bateau pour passer de l’autre côté. Et vu le danger que représente la mer… Impossible que cette fille vienne de là. A moins que ces habitants de l’autre côté soient plus évolués ; quoi que… La brune venait tout de même de lui montrer qu’elle ne connaissait pas tellement son corps, qu’elle ne savait pas marcher, et qu’elle passait son temps à se lécher les bras… Cependant lorsque Murphy frôla du doigt la jambe de cette inconnue, la même vision d’horreur le saisit. Cette vision de mort. Où il l’a voyait étendue, avec quelques années. Il retira aussi précipitamment le contact, et la vision s’estompa aussitôt. Que… Tout ceci signifiait quoi ? L’éclair… C’était la dernière chose tangible que Murphy avait vu. Après, il n’y avait eu que le flou, l’incompréhensible. Comme dans un étrange rêve. Il regardait ses doigts ; il n’allait définitivement pas pouvoir examiner cette fille s’il avait la vision d’elle morte chaque fois qu’il l’a touchait. Et comme elle ne parlait toujours pas… Sinon, il y avait la solution de facilité : fuir très loin, et faire comme si on avait rien vu. C’était lâche, mais dans l’actuelle des choses, c’était la meilleure idée qu’il ait pu avoir. Il se retourna alors vivement, mais d’un pas assez hésitant néanmoins, il prit la direction de la forêt, pour retourner chez lui. Le cœur lui pesait, cependant. Abandonner cette inconnue, aussi étrange soit-elle, blessée… Il ne devait pas se retourner, sinon, il regretterait de suite d’être partit et irait l’aider. Il ne devait pas. Il ne devait… Roh et puis zut, au pire, il n’avait rien à y perdre à tenter de l’aider.
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Zéphyr Ꮺ Gamma.
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Re: Lumos. { ƒt. Gëlla. }

le Sam 7 Avr - 19:13
J’en avais marre. Le mauvais rêve avait assez duré. Je voulais fuir, me débattre, sortir de ce corps qui ne m’appartient pas. Je voulais tout sauf me retrouver piéger. Le pire était certainement que je n’arrivais pas à montrer que ce n’était pas moi, qu’en réalité je n’étais qu’un chat. Mais non, même les miaulements ne voulait pas sortir. Ma bouche s’ouvrait, pour se refermer ne laissant rien sortit. Rien de rien. Et en plus j’avais mal, je saignais, le sentais la terre et les cailloux s’enfoncer dans mes pattes arrières, et je ne pouvais rien faire. Mais quelle idée ai-je bien pu avoir à venir me balader à côté de ce bipède ? Ca ne pouvait être que sa faute ! J’espérais simplement qu’il allait m’aider, bien que je ne comprenne absolument rien à ses paroles ; même si visiblement, il… Ah le traître, il a préféré s’éloigner ! Je voulais lui sauter dessus, le griffer, le mordre, tout, absolument tout. Mais je ne pouvais rien faire, j’étais bloquée au sol. Bon sang ! Bloquée à juste pouvoir lever mes pattes avant, avec lesquelles… Bon, je ne pouvais juste absolument rien faire. Ces idiots de bipèdes ne sont même pas adaptés pour marcher avec leurs quatre pattes – d’où le fait qu’ils soient bipèdes justement, mais ce n’est pas la question – je ne pouvais même pas le rejoindre ! Ah si ouais, je pouvais rouler au sol. Génial la solution, en plus ça faisait encore plus mal, j’avais plus de terre, de branches, de cailloux qui venaient se coller sur ma peau ! Pourquoi ces bipèdes n’ont pas plus de poils ? Ou une peau plus résistante ? Le fait était que j’avais roulé jusqu’à lui. J’étais obligée de m’accrocher à lui, je n’avais pas le choix ! Au fond de moi, je voulais à tout prix qu’il parte, hein, question de fierté ; puis en tant que chat, j’ai appris à me débrouiller seule. Mais le fait étant que dans l’actuelle des choses, j’étais tout sauf un chat. J’étais comme cet animal qui marche sur deux pattes. Et je ne connaissais presque rien de ces animaux ! Je ne savais même pas marcher comme eux ! Ronronner, ça c’est facile, mais marcher ! Bon sang, marcher ! Le fait étant, le bipède était encerclé, il ne pouvait plus bouger : j’étais allongée au sol, mes pattes avant entouraient ses pattes arrières, de tel sorte qu’il ne pouvait juste pas bouger. Tiens, comme ça, il sera obligé de m’aider !
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Re: Lumos. { ƒt. Gëlla. }

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